LE BILAN HOLLANDE Chronique politique de Nicolas BONNAL
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Le bilan Hollande :
le sans faute et la schadenfreude |
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SOURCE : Bonnal Nicolas - dimanche 29 juillet 2012 sur les 4 vérités http://www.les4verites.com/archives/auteurs-Bonnal-Nicolas-77.html impots Proverbes, 13, 19. Certains semblent ne pas apprécier ou méjuger François Hollande, ancien PDG d’un petit département sur-endetté, aux commandes : ils ont tort et je dirai pourquoi. D’autant que le petit bourgeois buté de l’Elysée fait un sans faute et qu’il n’en est qu’aux débuts de ses exploits. Dès qu’il est arrivé au pouvoir, Hollande a tourné le dos à l’Allemagne et est allé se soumettre au diktat d’Obama, en acceptant les solutions des USA à la crise, alors que ce sont ces solutions dites anglo-saxonnes qui sont à la racine du mal. Dans le même temps il a fait œuvre, toujours sur commande, d’augmenter la dépense publique, histoire d’augmenter notre dette. Ces gens-là ne savant faire que ça, augmenter nos dettes en tout privatisant, ou nous désarmer moralement en nous désindustrialisant, ou nous faire disparaître des maternités tout en accusant les tombes de nos pères de crimes contre l’humanité ! Considérant qu’il est atlantiste et non européen, Hollande s’est soumis ensuite à la voix diplomatique de son maître. Il faut faire la guerre à la Syrie, à l’Afghanistan, puis à l’Iran, au monde entier si dangereux ; et surtout insulter la Russie, comme s’en est vantée la mère Aubry, blackboulée dit-on dans la presse très à gauche par les « sionistes du PS », car on sait que son époux de circonstance a surtout épousé (sic) la cause des islamistes de Roubaix et d’ailleurs. Ce qui est amusant dans le cas de la Russie, c’est que nous lui sommes plus hostiles que du temps de l’Union soviétique même de Brejnev (Lénine, Staline, dirait Céline, on adorait, on pouvait rien leur refuser). Nous prônons donc la destruction de l’Europe au non de sa construction et nous trouvons cela très bien. Vladimir Poutine attendait des arguments, expliquait un expert russe, il n’a eu droit qu’à des insultes et des imprécations. Le style maison est prophétique, mais il n’est pas biblique. Et nous ferons l’Europe après la guerre mondiale, la BCE après l’abysse. Passons à la figure imposée du Vel d’Hiv. La classe politique est folle : en décrétant que la république, la république maçonnique de 1870 donc, et le nazisme c’est la même chose, elle nie et son pouvoir et son autorité et l’essence même de ce pays mué en hexagonie pour l’éternité. Je ne suis pas de ceux qui comme Henri Guaino jouent encore la carte gaulliste de la France résistante. L’argument est sympa, mais il a vécu, comme le pays qu’il illustrait. Si la France est capable de se laisser insulter comme cela, par la Chiraquie puis par la Hollande, si la France est capable d’ignorer à ce point son histoire et si la France s’en fout à ce point, après tout, c’est son problème. Les Français sont des gros et des vieux avachis sur des plages, et des bobos qui n’ont pas mal à la France. Les Français ne sont plus des Français, c’est tout. On les a remplacés. Mes grands-mères et mes tantes centenaires sont mortes, communistes compris, celles qui croyaient au ciel et celles qui n’y croyaient pas. Mais ce qui est amusant dans ce cas, c’est que sans le vouloir Hollande, que l’on prétend jésuite, accroît le poids du péché originel de cette pauvre terre, qui ne mentait pas, en multipliant sa dette et le terrifiant pouvoir des percepteurs mondialisés. Dont acte. A chacun de nous de ne plus se sentir Français ou de ne plus l’être. Si être Français c’est ça… On n’est pas maso à ce point tout de même. La grâce c’est de s’oublier, dit Bernanos. Schadenfreude François Hollande peut défoncer la France, elle n’est plus là pour lui répondre. Et je crois qu’il le sait. Attendez-vous alors à plus d’insultes, attendez-vous à plus d’impôts.Ce seront des amendes. Si vous n’êtes pas contents, allez voir ailleurs. Sinon le canard très enchaîné vous traitera de « marchands de Guaino ». Car notre volatile a la plume légère… Hausse d’impôts : Hollande a dû compter sur la schadenfreude bien française : la satisfaction de voir l’ennemi payer pour ses crimes, donc de voir, au pays de Jaurès et de Georges Marchais, le riche payer plus d’impôts. On se doute que les oligarques collectionneurs de filles (DSK) et de toiles (sa femme) du PS ne paieront pas plus d’impôts ; et que les classes moyennes et pauvres détentrices d’un patrimoine de deux ou trois cent mille euros se feront rincer, et comme il faut. Mais si on dit au bon peuple qu’il va voir les riches grincer des dents et devoir prendre le TGV pour Londres, alors… Schadenfreude ! Avec Sarkozy nous avions un président néo-con, avec son successeur une France vraiment conne… Avec Sarkozy nous avions encore un président qui mimait son rôle, avec Hollande nous en avons un qui le nie, y compris dans les manières et dans les plus petits détails. Car les chiens aboient, le caravansérail avance… Liberté, égalité, Twitter. La techno-crétinisation n’en est qu’à ses débuts. Et l’on comprend pourquoi Facebook vaut en bourse cinquante fois plus que ce pauvre Peugeot. Une opinion publique rose, c’est plus utile qu’une bagnole grise, même faite à Aulnay ! La France des droits de l’homo vous le confirmera ! Parlons de l’insécurité ; on y assiste comme aux résultats des courses ou de la dernière journée de ligue de foot. Vu comme en parlent la Fondation Rockefeller et les Bilderbergs (pour eux la terreur est un jeu programmé : voyez Batman, voyez Breyvik) dont fait parti notre nouveau ministre de l’intérieur qui se targue aussi d’humanisme branché, on peut prédire des prodiges à ce sujet. Mais le système sait que les gens sont contents de se faire agresser (les parigots, les bobos) ou qu’ils ont trop peur, qu’ils sont trop inhibés pour se défendre ou se réagir ; comme les chiens piétinés et adorés par leur maître, et qui n’osent plus grogner, les Français n’oseront plus bouger. On lit parfois dans un commentaire décalé d’une bourgeoise du Figaro que les choses vont vraiment mal, que tous les jours on a deux ou trois Français de tués, ou une famille d’écrasée, ou un bijoutier arrêté et, j’espère, condamné pour s’être défendu contre des voyous armés et dix fois relâchés... Et alors ? Vous en êtes encore à vous étonner, à vous formaliser de cela ? Vous oubliez la schadenfreude, la joie maligne disait Nietzsche. Tout de même, il ne faut pas que cela aille trop loin ; et si l’on peut donner un conseil au président branché de ce polder hexagonal : Si ton ennemi tombe, ne te réjouis pas ; et s’il trébuche, que ton cœur ne s’égaye pas ; de peur que l’Éternel ne le voie, et que cela ne soit mauvais à ses yeux, et qu’il ne détourne de dessus lui sa colère. Proverbes, 24, 18. |
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